Education, les leçons du confinement et la rentrée à compter du 11 mai …..

Début avril, le ministre avait invité tous les enseignants volontaires à assurer des cours de soutien, rémunérés en heures supplémentaires, pendant la deuxième semaine des vacances de Pâques. 

Une façon de raccrocher les élèves « perdus » ou en passe de l’être depuis la fermeture des écoles le 16 mars, sachant que 4 % d’entre eux n’ont jamais pu être joints par leurs enseignants.

La décision de procéder à la réouverture progressive des écoles dès le mois de mai se présente comme un bon moyen de lutter contre l’aggravation des inégalités de suivi des enseignements scolaires durant le confinement.

Le ministre de l’Éducation nationale a annoncé ce 20 avril le lancement d’un plan de 15 millions d’euros en faveur des quartiers défavorisés pour renforcer, l’accès numérique à l’éducation et l’accompagnement scolaire par le tutorat, particulièrement nécessaire alors que les écoles sont fermées depuis plus d’un mois.

Par ailleurs, il a annoncé ce 21 avril, devant la commission des Affaires Culturelles et de l’Education de l’Assemblée nationale, les grandes articulations du retour à l’école à partir du 11 mai.

  • Cette rentrée pourrait se faire par âge, les plus jeunes étant les premiers à retourner en classe. Ainsi la semaine du 11 mai, après une pré-rentrée des professeurs, débutera la rentrée pour « les classes de grandes sections, de CP et de CM2 ». « Nous laisserions des marges de souplesse localement », a-t-il précisé.
  • Les rentrées pourraient ainsi s’étaler sur un calendrier de trois semaines.
  • La semaine du 18 mai, ce serait au tour de l’enseignement secondaire, avec les classes de 6ème et les 3ème au collège, les classes de 1ère et de Terminale au lycée, et les ateliers industriels dans les lycées professionnels.
  • La semaine du 25 mai, « l’ensemble des classes pourraient rentrer », mais toujours avec des petits groupes de 15 élèves par classe.

« La doctrine nationale est claire, mais des marges de manœuvre sont données au niveau local pour ce qui est de l’adaptation sur le plan physique des modalités », assure le ministre de l’Education.

Les professeurs seront eux « au travail dans l’établissement » en précisant que « ceux qui ont des vulnérabilités de santé pourront rester en télétravail ». Les modalités d’enseignement restent à préciser.

Le ministre a évoqué quatre situations pour les élèves : ces derniers seront en demi-groupe soit en cours, soit en enseignement à distance, soit à l’étude, soit en activité physique à l’extérieur, « si la commune est en mesure d’en mettre en place ».

« Un élève ne sera jamais en dehors de l’obligation scolaire », a précisé le ministre questionné par les députés.

Les parents auront d’ailleurs la possibilité de ne pas envoyer leur enfant à l’école, s’ils le souhaitent, à condition qu’il suive un enseignement en ligne.

La seconde priorité pour le ministre de l’Education est le respect des consignes sanitaires : taille des groupes d’élèves, respect des gestes barrières, présence et utilisation de savon et de gel hydroalcoolique. L’obligation d’un port de masque ou de réaliser des tests restent à définir dans la doctrine nationale à venir.

« Il est évident que tant que ces conditions ne seront pas réunies, l’école n’ouvrira pas », a prévenu Jean-Michel Blanquer, assurant que les conditions sanitaires « passent avant tout ».

L’obligation d’un port du masque ou de réaliser des tests restent à préciser dans la doctrine nationale.  

Le Ministre de l’Education reconnait qu’il y aura une période de rodage mais que « le fonctionnement sera rodé en juin ».

Défiler vers le haut