Focus local sur l’approvisionnement en masques

Depuis le début du confinement sanitaire, le besoin en masques à destination des personnels soignants est sans cesse grandissant et l’approvisionnement problématique (°).

L’approche du déconfinement partiel et progressif, prévu dès le 11 mai, va augmenter ces besoins puisque des professionnels de santé vont reprendre leurs activités (spécialités médicales, chirurgiens-dentistes, ophtalmologie …).

Par ailleurs, le déconfinement est pressenti sur la base d’une protection « nez-bouche » de la population, avec un panel de plusieurs dispositifs, plusieurs systèmes de masques, d’écrans anti-postillons qui pour être efficaces doivent répondre à certaines normes (voir article du 21 avril).

Pour les soignants

L’Etat mène une vaste politique d’approvisionnement en matériel qui évolue au fil du temps puisque nombres d’entreprises françaises ont reconverti leur production pour faire face aux besoins, et donc amoindrir la dépendance à l’importation.

Pour autant, compte tenu de l’urgence, des parlementaires dont je suis, et des collectivités locales du département ont participé financièrement à la réalisation d’une commande groupée conséquente visant à approvisionner les professionnels de santé.  Cet approvisionnement devrait arriver dans les prochains jours.

Pour la population

Localement, des associations et des bénévoles se sont déjà mobilisés à la fabrication d’écrans anti postillons, masques « masques grand public ».

Le Conseil Départemental a proposé à tous les Maires de Meurthe-et-Moselle une grande opération d’approvisionnement de masques tissus à destination des habitants. 537 communes ont adhéré au projet (soit 91 % des communes du département).

Le Conseil Départemental a ainsi passé une commande de 554 000 masques textiles produits localement pour équiper gratuitement les habitants de Meurthe-et-Moselle, sachant qu’il prend à sa charge la moitié du coût de ces masques, l’autre moitié étant financée par chaque commune adhérente au projet.

Ces masques sont 100 % français puisque le tissu vient des Vosges, et ils sont fabriqués sur une partie de l’ancien site des brasseries de Maxéville (85 % de la production, avec 70 personnes recrutées), ou encore en provenance d’un atelier textile de Troyes, ou de l’Association Tricot Couture Service de Vandoeuvre-lès-Nancy.

En renfort de sous-traitance, les ateliers des ESAT de l’AEIM (Chanteheux et Heillecourt) sont également mobilisés.

Les livraisons s’étaleront à partir du 11 mai, jusqu’à la première semaine de juin. 

Il faut souligner et féliciter la prise de conscience et la mobilisation de la plupart des acteurs locaux qui, en dehors de tout clivage politique, viennent ainsi répondre aux besoins du plus grand nombre et rassurer la population.

CARACTÉRISTIQUES DE CES MASQUES

Le masque est lavable en machine à 60° et présente l’avantage d’être réutilisable.

Il répond aux spécifications Afnor spec S76-001 de catégorie 1 avec une qualité de filtration comprise entre 90 et 95% des particules de la taille du virus (entre 1 et 3 microns).

Les matériaux utilisés pour la confection du masque sont déjà passés à l’essai auprès de la Direction Générale de l’Armement (DGA) et répondent au critère de masque de catégorie 1.

Deux tailles sont prévues : adulte et enfant.

(°) Pourquoi les approvisionnements en masques sont problématiques dans le contexte de pandémie mondiale ? :Stocks nationaux en masques, production nationale, importations, et évolution des besoins entre janvier et avril 2020

Défiler vers le haut